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En 1761, lors de la prise de Belle-Île par les Anglais les maisons du hameau furent brûlées et les habitants se refugièrent alors à Keroulep ou Kerdavid. Il fut reconstruit et le vieux village est charmant à parcourir avec de beaux alignement de maisons datant du village au 18e siècle, dont certains sont encore à restaurer. Il faut dire qu’il fait partie des villages qui à l’orée de 1970 étaient quasi désertés. Sur le haut de l’escalier d’un pignon des lièvres se donnent la patte pour grimper. Quasiment dans un jardin se trouve une croix en béton sur un beau socle blanc.
En 1979 une zone de loisir de vingt-cinq emplacements a été créée pour permettre à des « campeurs » d’installer sur des parcelles, des mobil-homes pour les vacances d’été. C’est un étonnant endroit, à la fois temporaire et pérenne.
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Il s’agit d’un des rares hameaux de cette zone à ne pas avoir été le terrain de jeu des « rosbifs », c’est pourquoi le vieux village a conservé son ambiance de la fin du 18e siècle. Une des entrées du village est marquée par deux panneaux priant de faire attention aux poules et lapins dans le style des panneaux australiens signalant la présence de crocodiles !
En fait il y a deux routes, une réservée aux riverains qui mène au vieux Borlagadec et une autre qui dessert les maisons plus récentes. On trouve dans la partie ancienne des puits ainsi qu’une auge taillée dans un bloc monolithe. Un résident facétieux a apposé une plaque de rue « Avenue de Belle-Île » dans ce village où deux voitures ont du mal à se croiser. Quelques linteaux sont remarquables ; pour une maison de 1886 ils sont en granite, alors que pour sa voisine ils sont en bois. L’entrée d’un beau hangar en bois est signalée par un flotteur de mine en métal. Le grand-père de Gérard Depardieu y a eu une maison. Celle-ci est maintenant la propriété d’un architecte berlinois et de sa femme philosophe dont la créativité foisonnante propose une revisite des sites de Belle-Île. Un incroyable collectionneur, François Labbé, y possède une des plus grandes collections de solex de France. Il faut dire qu’il a commencé à les collecter à quinze ans. Il possède aussi le dernier vélo d’Émile Zola ! Ce hameau est un autre « endroit secret » de ce secteur à être desservi par un chemin de terre. Il s’agit en fait de quelques maisons dont la plus ancienne est vraiment magnifique. La famille acadienne qui y fut logée en 1765 y a fait souche.
Selon une légende, certaines nuits, un champ était visité par un voleur repenti. Pour racheter ses crimes, il s’appliquait à éparpiller des pièces d’or. Une maison bordant ce champ devint invivable tant les soupirs de désespoir poussés par le malandrin à chaque pièce abandonnée étaient effrayants. C’est au croisement vers Kerlédan que se trouvent les deux fameux menhirs en schiste de l’île.
La légende dit qu’à l’époque gauloise, Jeanne, une jeune et jolie bergère (évidement elle ne pouvait pas être vieille et moche) était tombée follement amoureuse d’un barde : Jean, un riche poète protégé par les druides gaulois. C’était une sorte de noble aussi cette idylle était une mésalliance. Nos deux tourtereaux n’ayant pas le droit de s’aimer, se retrouvaient par conséquent en cachette, le soir à minuit entre deux grands rochers de l’île, à l’abri des regards. Malheureusement une nuit, le chef des druides découvrit le secret de Jean et Jeanne. Or ce druide ne plaisantait ni sur les lois ni sur les traditions (et sans doute ni sur les bonnes mœurs), il décida donc de les punir. Il demanda l’aide d’une sorcière du pays de Locmaria (il ne devait donc pas être si puissant que cela ce puritain). La sorcière prépara alors une potion maléfique qu’elle fit boire à Jean et Jeanne pendant leur sommeil (ce qui n’a pas dû être facile). Ainsi la nuit suivante, lorsqu’à minuit, les deux amoureux se précipitèrent à leur rendez-vous secret ils furent transformés en menhirs ! La légende ne s’arrête pas là, puisqu’une bonne fée eut pitié de ces cœurs purs et les libéra partiellement du maléfice. Chaque nuit sans lune, Jean et Jeanne peuvent redevenir humains et se rapprocher l’un de l’autre. Cependant il faut faire attention, car tous ceux qui verront les deux amoureux s’embrasser seront alors, à leur tour, transformés en pierre ! Ce hameau d’une seule ferme fut entièrement détruit par les Anglais en mars 1761. A l’entrée du vieux village une maison en ruine permet, avec un peu d’imagination, de visualiser ce que ces soldats pouvaient faire des bâtiments.
Il y avait, dans ce hameau isolé, dans une petite bâtisse aux modestes proportions, une école tenue par une hussarde de la République avant l’heure. Sans aucun soutien, Mademoiselle Illiaquer, (un de ses ancêtres fut recteur de Locmaria), dévoua sa maison, ses moyens et son temps à une école de filles... C’est une petite agglomération avec quelques anciennes maisons bourgeoises du début du 20e siècle. A l’époque habiter « à la campagne », loin de l’atmosphère « empuantie » par l’activité des conserveries de Palais était un signe de prospérité.
Au début des années 2020, un lotissement de maisons défraya la chronique (l’affichage de l’ensemble des permis de construire formait un impressionnant panneau de plusieurs mètres de hauteur sur encore plus de mètres en longueur)... Il s’agit d’un autre hameau que les Anglais n’oublièrent pas de massacrer en 1761. Dans les années 1970, ce village avait perdu plus de la moitié de sa population. Ce hameau qui se visite à pied semble, d’ailleurs, épargné de la spéculation immobilière, puisque plusieurs ruines subsistent attendant des jours meilleurs. Dans ses ruelles tortueuses plusieurs puits complètent des maisons restaurées avec goût.
C’est ici que résidait Jean-Yves Bannet, qui fut maire de Locmaria et président de la Communauté de Communes. Véritable serviteur de la collectivité c’était un visionnaire engagé. Il était en poste au moment du drame de l’Erika. C’est lui qui, avec son collègue Ronan Juhel (alors maire de Sauzon), accueillit le 28 décembre 1999 Lionel Jospin (alors Premier Ministre) pour inspecter les sites... Pendant l’occupation anglaise de 1761 à 1763, ce village servit de cantonnement aux fantassins de Lord Beauclerc. Ignoré des promeneurs qui foncent à l’Apothicairerie il mérite une visite pour sa disposition typique avec des alignements de longères bien rénovées, l’aire de battage reconnaissable et de nombreux puits. Une maison arbore fièrement une imposante girouette et dans le bas du village un magnifique palmier atteste que le vent n’y souffle pas si fort que cela. Cela n’a jamais été un village très riche car ses terres étaient difficiles. Il revit maintenant alors que dans les années 1970, il avait perdu près des trois-quarts de sa population. Des archéologues y ont trouvé des tuiles gallo-romaines (tegulae)...
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