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Ce hameau d’une seule ferme fut entièrement détruit par les Anglais en mars 1761. A l’entrée du vieux village une maison en ruine permet, avec un peu d’imagination, de visualiser ce que ces soldats pouvaient faire des bâtiments.
Il y avait, dans ce hameau isolé, dans une petite bâtisse aux modestes proportions, une école tenue par une hussarde de la République avant l’heure. Sans aucun soutien, Mademoiselle Illiaquer, (un de ses ancêtres fut recteur de Locmaria), dévoua sa maison, ses moyens et son temps à une école de filles...
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C’est une petite agglomération avec quelques anciennes maisons bourgeoises du début du 20e siècle. A l’époque habiter « à la campagne », loin de l’atmosphère « empuantie » par l’activité des conserveries de Palais était un signe de prospérité.
Au début des années 2020, un lotissement de maisons défraya la chronique (l’affichage de l’ensemble des permis de construire formait un impressionnant panneau de plusieurs mètres de hauteur sur encore plus de mètres en longueur)... Il s’agit d’un autre hameau que les Anglais n’oublièrent pas de massacrer en 1761. Dans les années 1970, ce village avait perdu plus de la moitié de sa population. Ce hameau qui se visite à pied semble, d’ailleurs, épargné de la spéculation immobilière, puisque plusieurs ruines subsistent attendant des jours meilleurs. Dans ses ruelles tortueuses plusieurs puits complètent des maisons restaurées avec goût.
C’est ici que résidait Jean-Yves Bannet, qui fut maire de Locmaria et président de la Communauté de Communes. Véritable serviteur de la collectivité c’était un visionnaire engagé. Il était en poste au moment du drame de l’Erika. C’est lui qui, avec son collègue Ronan Juhel (alors maire de Sauzon), accueillit le 28 décembre 1999 Lionel Jospin (alors Premier Ministre) pour inspecter les sites... Pendant l’occupation anglaise de 1761 à 1763, ce village servit de cantonnement aux fantassins de Lord Beauclerc. Ignoré des promeneurs qui foncent à l’Apothicairerie il mérite une visite pour sa disposition typique avec des alignements de longères bien rénovées, l’aire de battage reconnaissable et de nombreux puits. Une maison arbore fièrement une imposante girouette et dans le bas du village un magnifique palmier atteste que le vent n’y souffle pas si fort que cela. Cela n’a jamais été un village très riche car ses terres étaient difficiles. Il revit maintenant alors que dans les années 1970, il avait perdu près des trois-quarts de sa population. Des archéologues y ont trouvé des tuiles gallo-romaines (tegulae)...
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Novembre 2025
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