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En 1761 ce hameau ne fut pas détruit par les soldats anglais, mais ils le réquisitionnèrent pour en faire un hôpital de campagne. Les maisons vidées de leurs habitants furent ensuite pillées et saccagées. Reconstruit à l’identique l’endroit n’a pas terriblement changé de nos jours avec le vieil alignement de longères bien identifiable. Il héberge encore deux fermes ainsi qu’un des huit moulins encore visibles de Belle-Île. Une pierre gravée indique la date de 1840, mais il aurait été construit par Louis Loréal en 1794. On soupçonne que ce moulin ait été érigé sur les restes d’un tumulus celtique. Bien en évidence au plus haut, c’est maintenant une demeure privée...
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Des archéologues y ont trouvé des tuiles gallo-romaines (tegulae).
Ce village fut entièrement détruit par les Anglais en 1761. En 1765, il a accueilli la famille d’Adam Mauger l’Alsacien assimilé malgré lui aux Acadiens. Ce dernier s’impliqua grandement dans la reconstruction des ruines du hameau originel avant de s’éloigner de quelques mètres pour aller s’installer à Kerprat. Les anciennes longères se voient dans le fond avec un bel alignement de quatre corps de bâtiment. Originellement ce petit hameau était composé de deux fermes. Épargné par les Anglais il a servi de refuge aux habitants de Vazen. C’est maintenant un adorable lieu de villégiature battu par les vents à l’ombre du Grand Phare.
De nombreux maisons ont des boîtes aux lettres décorées avec des silhouettes de chats ou de vaches, voire une reproduction de longère belliloise. C’est amusant à observer car nous ne semblons pas mettre beaucoup d’efforts dans nos boîtes aux lettres. Nos jardins sont nickels, nos maisons sont ravalées mais le plus souvent nos noms sont calligraphiés au marqueur sur la boîte aux lettres ! ... Pendant l’occupation anglaise de 1761 à 1763, ce village servit de cantonnement au régiment de Grays.
C’est peut-être un des plus beaux villages de l’île avec ses vieilles maisons très bien rénovées (les linteaux mentionnent 1822, 1837 etc.). Idéalement placé à proximité de Grands Sables, il « renaît de ses cendres » alors que dans les années 1970 il était quasiment déserté. Les maisons récentes sont également pimpantes. Il faut déambuler à pied dans les venelles sinueuses et les sentes engazonnées pour s’imprégner de l’ambiance et remarquer de nombreux détails tels que puits ou vieux appentis. Sur une maison aux volets gris clair une intrigante plaque O 20 100 O rappelle qu’il s’agissait d’un débit de boissons... Ce passé industriel est bel et bien révolu et le village a retrouvé son calme d’antan, aussi l’arrivée sur le plateau est-elle une délicieuse surprise. Le charme est là avec un mélange de soignées maisons modernes, de constructions en bois et d’anciennes longères rénovées. D’ailleurs cette relative opulence n’avait pas échappé aux Anglais qui le ruinèrent en descendant vers Palais en 1761. Comme bien souvent un village détruit était un village sélectionné pour accueillir des Acadiens en 1765. Bordurstard en eut trois familles. C’est ici que l’on peut le mieux voir ce à quoi pouvait ressembler une traditionnelle longère. Celle-ci au centre du village attend des heures meilleures mais est fascinante à contempler avec son très bel escalier sur le pignon. Une très ancienne croix en schiste ornée d’une inscription (un oméga et un christ en croix) est adossée à l’angle d’une autre maison...
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Novembre 2025
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