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Ce village part du haut de la falaise (c’est d’ailleurs le seul de Belle-Île à être autant en bordure de falaise) pour descendre presqu’au niveau de la plage. C’est peut-être un des plus charmants villages de l’île, avec ses vieilles maisons accolées les unes aux autres, agrémentées de minuscules jardins. Les ruelles sont sinueuses, certaines sentes sont engazonnées, des toits sont trapézoïdaux et les glycines sont tortueuses. On aperçoit de nombreux puits (dont un avec une pancarte « eau dangereuse à boire »), une des sources serait druidique. Les anciennes maisons coexistent harmonieusement avec les maisons récentes (il est fort probable que certains des bâtiments aient été érigés sur un cimetière disparu). Je ne recommande pas de s’y engager en voiture tant les ruelles sont étroites. Ce village connut une dramatique désertification de sa population passant d’une grosse soixantaine d’habitants avant la Grande Guerre à une quinzaine dans les années 1970. C’est probablement à Samzun que se trouvaient les derniers îliens parlant breton entre eux...
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Ce village a accueilli une des familles acadiennes en 1765.
On y trouve une ferme. On aperçoit aussi plusieurs puits arrondis intégrés aux appentis des maisons. Une maison datée de 1860 possède un escalier vertical perpendiculaire plutôt que parallèle, c’est une rareté. Dans les années 1960 ce village était presque déserté totalement. Dans le jardin d’une chambre d’hôtes un couple de jeunes amoureux que le dessinateur Peynet ne désavouerait pas mène une cariole vers une Aphrodite pensive. Le village de Donnant a donné son nom à une des belles (et dangereuses) plages de l’île, avec une zone de rouleaux plébiscité par les surfeurs. A la fin des années 1960 le village était quasiment vidé de tous ses habitants ; de nos jours il abrite principalement des maisons secondaires toutes bien soignées. En sortant du village, au départ du parking, l’accès à la plage se fait par un chemin en pente (en montée donc au retour, les jeunes enfants vous le feront remarquer) qui longe une belle demeure (autrefois l’Hôtel du Bon Accueil) devenue un gite. La petite cabane blanche ornée d’une croix n’est pas un calvaire mais une fontaine (anciennement associée au lavoir de l’hôtel).
Arletty y a possédé une maison. Nous sommes nombreux à ignorer le village pour foncer vers la plage. La partie gauche (en regardant la mer) est une zone plus calme, idéale à marée basse pour nager au milieu de superbes rochers et explorer une grotte, alors que dans la partie droite il existe une zone de courants forts dans laquelle même les meilleurs nageurs auront du mal. Le peintre Jean Bazaine a manqué de s’y noyer alors qu’il était en vacances chez le grand critique d’art Anatole Jakovsky. Ce hameau périclitait au milieu du 18e siècle et, tout naturellement, il a accueilli une famille acadienne en 1765, qui participa à la renaissance du village. Il comprend maintenant de belles résidences estivales. Sarah Bernhardt y possédait une ferme. Louis Jossec, un des aéronautes des ballons du siège de Paris en 1870 y possédait une maison
A la fin des années soixante, il ne restait qu’un seul habitant permanent à Bordrouhant... |
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Novembre 2025
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